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Nord et Sud kivu/rdcongo.

A L’est de la RDC, le viol est devenu une arme de guerre. Les femmes et les jeunes filles y subissent au quotidien des atrocités les plus dégradantes et loin déshumanisantes qui aient existé sur terre.

Depuis de décennies, les viols et d’autres violences faites à la femme sont devenu un fléau dans la société congolaise. Ces violences prennent plus d’empleur avec la guerre de 1998. Les instigateurs de celui-ci dont en premier ligne le gouvernement Rwandais, souvent que la violence armée se sert du viol comme non seulement une armé de guerre, mais aussi une stratégie de destruction du tissu social et d’élimination, en petit, des communautés de l’Est de la RD Congo.

C’est dans cette même perspective que l’on y assiste a l’enrôlement forcé des enfants garçons, à l’esclavagisme sexuel des jeunes filles, au viol collectif des femmes, voir à leur fusillade après l’ignoble acte de viol, à leur humiliation et à l’actricisme de leur environnement familial, etc…

En ce qui concerne les violences sexuelles, les rapports des experts de l’ONU , d’ONG internationales et nationale actives sur terrain corroborent et soulignent de plus en plus la situation révoltante dans cette partie de la RD Congo. C’est l’approbe, la décentralisation de la vie humaine,

l’humiliation du peuple congolais à travers la femme. Telle est la sale besogne à laquelle s’adonnent impunément les groupes armés y fabriqués de toute pièce par le gouvernement actuel de Kigali, alors que le gouvernement congolais, avec l’appui des partenaires internationaux, s’active à mettre sur pieds un programme de lutte contre ce crime le plus traumatisant. C’est ainsi que, les milices congolaises instrumentisées en grande partie par le Rwanda, y violent les femmes et les jeunes filles.

Ces viols vont de pair avec tout un chapelet d’autres violences sexuelles faites à la femme. Toutes ces violences ont de répercussion sur la santé reproductive des femmes. Pire encore, 80% des femmes violées sont contaminées par le VIH/SIDA ou vivent dans la peur de l’être. Le viol constitue la dégradation la plus grave et la plus intimement ressentie par la femme congolaise surtout que celle-ci est doublement victime de cette barbarie : détruite, elle est souvent rejetée par son entourage familial et sociétal. Les mères sont obligées de s’accoupler avec leurs fils sous les yeux des agresseurs et regard meurtri de leurs maris. Les pères sont contraints de violer leurs filles sous les yeux de leurs bourreaux et de leur famille. Les hommes armés se donnent à des viols en série d’une même fille ou femme, une cruauté sans nom.

Toutes ces pratiques de chosification de la femme à l’Est de la RDC, lui laissent des séquelles et des traumatismes incurables que l’avenir de tout un peuple se trouve hypothéqué par ces criminels à la solde du régime de Kigali. Les organisations humanitaires sont unanimes que les ravages de la guerre dans cette partie sont de loin dramatiques que ceux du Darfour au Soudan. Ce qui fait dire à la journaliste tunisienne NOUREDDINE HLAOUIN que « à l’espace de trois dernières année, des dizaines de milliers de femmes, des jeunes filles, de garçons, d’hommes et même d’enfants âgés de trois ans ont été violés et ont subi les pires des agressions sexuelles par les hommes en armes opérant à l’Est de la RDC ».[1]

Ces viols délibérés et sciemment orchestrés comme mécanismes d’élimination lente et traumatisante de la communauté congolaise toute entière ne diffère en rien des crimes de génocide et des crimes contre l’humanité tels que qualifiés par le Statut de Rome.

Au regard de ce qui précède, les recommandations suivantes peuvent être formulées :

Renforcer les poursuites contre les auteurs de violation des droits humains et des violences sexuelles, à cet effet, toutes les enquêtes ouvertes au niveau de l’office du

-          procureur de la Cour Pénale Internationale, doivent être fixées pour la condamnation des inculpés et la réparation des dommages ;

-          Appuyer le processus des réformes judiciaires pour permettre la poursuite par les juridictions nationales des auteurs internes et externes engagés dans les conflits armés en RDC ;

-          Consolider les capacités de l’appareil judiciaire congolais et de la police nationale congolaise ainsi que des FARDC en vue de mettre un terme définitif aux viols et autres violences faites à la femme congolaise.

Le grand défi du gouvernement congolais de protéger ses citoyens et de contrôler son territoire entrave le progrès des autres secteurs de la vie nationale et le développement durable du pays. Le secteur de sécurité doté des organes efficaces, organisés, entrainés, contrôlés et financés est essentiel pour résoudre les problèmes d’insécurité persistantes et de prolifération des groupes armés internes et externes, de déplacements forcés des populations, de recrutement d’enfants-soldats, de la lutte contre les violences sexuelles et la criminalité transfrontalière avec ses corolaires de trafic illicite d’armes, de violations des droits de l’homme et l’exploitation illégale des ressources naturelles.

            En effet, depuis la mise en place des institutions issues de l’accord global et inclusif, la RDC s’est engagée dans un processus de démocratisation véritable, de reconstruction et de relance de son économie. Cependant, les provinces du Nord-Kivu, du Sud Kivu, du Maniema ainsi que les districts de l’Ituri et du Haut Uélé sont restés soumis aux violences et à l’insécurité consécutives aux conflits armés suite à la persistance et à la prolifération des groupes armés, créés, entretenus et soutenus par certains pays voisins, en particulier le Rwanda. Ainsi, après le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), il y eut les locales défense, puis le Front de Libération de l’Est du Congo (FLEC), ensuite vint le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP) et actuellement du Mouvement du 23 Mars (M23).

            Tous ces mouvements politico-militaires ont activement généré à la frontière rwando-congolaise, un cycle de conflits armés dévastateurs que le monde n’a plus connu depuis la fin de la seconde guerre mondiale, tant en ce que les victimes, qui se comptent à plusieurs milliers de vies humaines péries, de veuves, d’orphelins, de personnes déplacées, de réfugiés, de femmes violées ou

enterrées vivantes et de recrutement des enfants avec le soutien tant en formateurs, munitions qu’en troupes de la part du Rwanda.

            Pendant que les institutions politiques de la transition se mettaient en place, certains officiers issus du RCD se sont mutinés et ont causé d’énormes dégâts humains et matériels dans la ville de Bukavu sur base d’un fallacieux motif de discrimination dont ils auraient été victime.[1] Après leur débâcle, ils ont été accueillis et protégés par le Rwanda où ils ont continué à garder leurs armes et assurer le commandement des troupes dans des camps entretenus par le gouvernement du Rwanda.[2] L’aventure de Bukavu n’ayant pas duré, les transfuges du RCD ont constitué une nouvelle rébellion sanglante avec comme conséquence les massacres de Kiwanja appuyée et entretenue par le Rwanda.[3]

            Au moment où le gouvernement congolais s’organisait pour arrêter Bosco NTAGANDA condamné par la Cour Pénale Internationale, le Rwanda a incité, armé, organisé et soutenu certains officiers issus essentiellement du CNDP à se mutiner dans le but de s’opposer à l’application de cette décision de la justice internationale. C’est ainsi que le Rwanda a poussé à la création du M23 au motif de réclamer l’application des accords de paix signé à Goma le 23 mars 2009.

 Le soutien du Rwanda à cette nouvelle rébellion a été reconnu et démontré par le rapport des experts du comité de sanctions de l’ONU sur la RDC du 21 juin 2012 ainsi que d’autres sources indépendantes, notamment Human Right watchet les organisations de la société civile congolaise. Depuis le début de cette nouvelle rébellion, plusieurs rapports et sources ont noté des violations massives de droits de l’homme, le recrutement des enfants, la destruction des infrastructures de base (canal de conduite d’eau à Bunagana), etc.

            Depuis 2007, des progrès significatifs ont été fait pour lutter contre les groupes armés congolais et étrangers. Une combinaison d’activités de sensibilisation, la pression militaire des FARDC et de la MONUSCO, opérations conjointes, telles que AMANI LEO et AMANI KAMILIFU ont entrainé un nombre de redditions.

            Aujourd’hui, avec l’avènement du M23, les groupes armés tels que les FDLR, RAIA MUTOMBOKI, Lafontaine et d’autres ont profité de l’occasion, non seulement pour étendre les zones sous leur contrôle, mais aussi pour remobiliser, recruter et consolider leurs positions dans le Nord Kivu et Sud Kivu. Les FDLR en particulier, ont pris le temps de réorganiser leurs forces, de

renforcer leur commandement et leur système de contrôle, et de restructurer leur organisation en plusieurs compagnies variant entre 20-70 miliciens. RAIA MUTOMBOKI, de sa part, n’a cessé de développer sa sphère d’influence et semble être la transition d’un groupe de protection à une présence militaire avec des ambitions croissantes dues à son instrumentalisation par le Rwanda.

            Etant donné que les différents groupes armés opèrent selon des lignes ethniques, il y a des craintes bien fondées que les tensions interethniques dans le Kivu peuvent ainsi échapper à tout contrôle avec des conséquences potentiellement catastrophiques.

            A cet effet, il importe de souligner que la communauté internationale à travers le conseil de sécurité des nations unies à l’obligation morale d’aider la RDC, qui a perdu de milliers de ses citoyens à cause des guerres à répétition, afin d’éradiquer tous les groupes armés de quelque nature que ce soit et sanctionner sévèrement tous les Etats et toutes les organisations qui les soutiennent.

            Il est vrai q’une force d’intervention est en route pour mettre fin à l’expansion des groupes armés, mais il reste à savoir si 4000 hommes seront à la hauteur de cette tâche qui leur est confiée.

L’organisation des forces armées et de la police nationale serait la première solution durable, car celles-ci reviennent dans les attributions régaliennes d’un Etat et qui constituent des véritables moyens pour assurer le contrôle effectif du territoire national. Par la suite il faudra engager la Cour Internationale de Justice de condamner le Rwanda pour les actes d’agression et de subvention contre l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC et c’est en utilisant des moyens sérieux pour y parvenir. Mais en premier lieu l’Etat doit s’appuyer sur le processus de la réforme du secteur de sécurité en vue de se doter d’une véritablement nationale, républicaine et dissuasive capable de résister à toute agression d’où qu’elle vienne et d’assurer la défense et la protection de son intégrité territoriale.


[1] Déclaration du CNDP à la conférence de Goma, le 14 janvier 2008

[2] Vingt cinquième rapport du Secrétaire Général de l’ONU sur la MONUC

[3] Rapport du 12 décembre 2008 des experts de l’ONU


[1] NOUREDDINE HLAOUIN, dans son article du 10 mars 2005

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